En cas de perturbation de vol due à une grève, votre droit à une indemnisation dépend d'une distinction essentielle établie par la réglementation européenne et la jurisprudence de l'Union européenne : s'agit-il d'une grève interne ou d'une grève externe à la compagnie aérienne ?
Annulation ou retard de vol suite à une grève interne :
Si la grève est menée par le personnel employé par la compagnie aérienne elle-même (pilotes, hôtesses, stewards, personnels de cabine ou techniciens), elle est considérée comme un événement interne.
Ces mouvements sociaux s'inscrivent dans le cadre des relations de travail et des négociations salariales ou collectives de l'entreprise. Ils relèvent donc de la gestion normale de son activité et ne constituent pas une « circonstance extraordinaire ».
Les grèves déclenchées à l’appel des syndicats, les « grèves sauvages » (mouvements spontanés sans préavis, par exemple suite à l’annonce surprise d’une restructuration), ou encore les grèves de solidarité du personnel envers leur société mère ne dispensent pas la compagnie de son obligation d'indemnisation.
Si votre vol est annulé (avec une information reçue moins de 14 jours avant le départ) ou s'il subit un retard important vous faisant arriver à destination finale avec 3 heures de retard ou plus, vous pouvez prétendre à l'indemnisation forfaitaire légale :
250 € pour tous les vols de 1 500 km ou moins.
400 € pour les vols intracommunautaires de plus de 1 500 km et pour les autres vols entre 1 500 km et 3 500 km.
600 € pour les autres vols internationaux de plus de 3 500 km (avec réduction à 300 € si le retard est d'au moins 3 heures mais inférieur à 4 heures).